Prévenir, traiter les difficultés


Un nouvel entrepreneur doit être conscient des difficultés qu'il risque de rencontrer tout au long de son activité, et s'informer, lorsque tout va bien, des procédures qui lui permettront de réagir à temps et à bon escient en cas de problème.
Pour reprendre une expression courante, "en parler ne fait pas mourir", et une bonne information permet souvent d'éviter que des difficultés passagères se détériorent.
Pour évaluer l'importance de ces difficultés, voir les
outils d'auto-diagnostic existants.

Retrouver ces outils d'autodiagnostic et d'autres permettant :
- de mieux analyser la situation de son entreprise,
- et de prendre, au bon moment, la décision la plus avisée,
dans le guide téléchargeable intitulé :

"Les bonnes pratiques de la prévention pour pérenniser votre entreprise
Les possibilités de rebondir : l'échec n'est pas définitif"
Télécharger le guide




   Un organisme à connaître : le Centre d'information sur la prévention (CIP)

Les CIP ont été constitués pour informer les entrepreneurs et les orienter vers les solutions existantes.
Ils mettent à leur disposition une importante
base documentaire qui présente plus de 50 fiches pratiques et outils sur les trois thèmes de la prévention : anticipation, détection et traitement des difficultés.
Pour trouver un CIP

Les CIP ont mis en place les "Jeudis de la prévention" qui permettent aux entrepreneurs de rencontrer un professionnel de la prévention. Ces entretiens sont organisés au sein des conseils régionaux de l'Ordre des experts comptables.
Pour en savoir plus :
- Se rapprocher des conseils régionaux de l'Ordre.
- Pour Paris/IDF : www.entrepriseprevention.com/1/7/131/article.asp

"Concrètement, un entrepreneur peut demander un entretien gratuit et confidentiel avec trois professionnels de la prévention qui sont à sa disposition : un magistrat consulaire honoraire, un expert-comptable-commissaire aux comptes et un avocat. L'entretien prend la forme d'un dialogue permettant de cerner la nature et l'origine des difficultés et d'orienter l'entrepreneur vers une solution de prévention adaptée à sa situation..."
Lire l'interview d'Agnès Bricard (www.abc-conseil.com)


   Des impayés ?

Courriers, mises en demeure, procédure d'injonction de payer... l'important est de réagir aux impayés et de ne pas laisser la situation se dégrader.

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"Le risque d'impayé (ou risque client), est aujourd'hui la première cause de défaillance des entreprises. Or "l'impayé n'est pas une fatalité" : si l'entreprise a pris un certain nombre de précautions de bases avant de s'engager, si elle gère ses encours clients de façon préventive, et si elle réagit rapidement en cas de problème, elle est en mesure de réduire ce risque de manière significative..."
Lire l'interview de Dominique Desgoutte


   Des difficultés de trésorerie ?

Différents moyens ont été mis en oeuvre pour permettre de mieux détecter les difficultés d'une entreprise et notamment des procédures d'alerte.
En cas de difficultés, des
procédure de règlement amiable peuvent être actionnées : mandat ad-hoc ou règlement amiable.

"Il est primordial de ne pas confondre "chiffre d'affaires" et "rentabilité". Ce sont deux notions totalement différentes. On ne le répètera jamais assez : une entreprise peut avoir un bon produit, une clientèle identifiée, un bon emplacement, … et se retrouver en difficulté uniquement par manque d'anticipation des décalages de trésorerie..."
Lire l'interview d'Olivier Robert


   Des pertes en capital ?

Une procédure prévue et réglementée par le code du commerce doit être mise en place.


   Des difficultés plus graves entraînant une cessation des paiements ?

Là encore il faut réagir rapidement et procéder à ce que l'on appelle couramment un "dépôt de bilan", c'est à dire saisir le tribunal de commerce pour ouvrir une procédure collective. 


Mars 2007

© Agence Pour la Création d'Entreprises (APCE)