1 - Définir son projet





EN BREF...


La majeure partie des difficultés rencontrées par les repreneurs dans la recherche d'une entreprise à reprendre provient d'une faiblesse dans la définition de leur projet de reprise.

Cette première étape indispensable consiste pour un candidat à la reprise :
à définir son projet personnel,
à cibler un type d'entreprise à reprendre, en cohérence avec son projet personnel.

Plus il soignera cette étape, plus le repreneur sera en mesure :
d'expliquer précisément à un intermédiaire ce qu'il recherche,
puis de sélectionner des entreprises, sans perdre de temps,
d'économiser le temps de ses interlocuteurs,
de donner une image de repreneur motivé, fiable, qui sait où il va.
Sa crédibilité auprès des professionnels de la reprise et le soutien formel ou informel qu'il peut en attendre va dépendre fortement de ce préalable.


  Définir son projet personnel

Cette réflexion doit amener le candidat à la reprise à :

s'interroger sur ses motivations, sur ses objectifs et à vérifier que la reprise d'une entreprise correspond bien à ses aspirations,
à identifier ses atouts et ses contraintes personnelles susceptibles de peser sur le projet,
à évaluer, en toute objectivité, ses compétences et à envisager, le cas échéant, une formation dans le ou les domaines qui lui font défaut,
à déterminer sa capacité d'investissement (les moyens financiers personnels qu'il va pouvoir mobiliser pour son projet)
à mesurer les bouleversements familiaux susceptibles d'être occasionnés par le projet et à s'assurer de l'adhésion et du soutien de ses proches,
à se renseigner sur son statut de repreneur, sur les droits et obligations découlant de sa situation (chômeur, salarié, retraité, etc.), qui peuvent influer sur la façon de préparer le projet et/ou sur le montage juridique à envisager.

En cas de projet collectif, il est important de confronter les projets personnels de chaque co-repreneur et de vérifier que leurs motivations, la place qu'ils souhaitent occuper dans l'entreprise et le temps qu'ils sont disposés à consacrer au projet sont cohérents. Il est indispensable d'y penser au départ, si l'on ne veut pas être confronté à des conflits qui peuvent ruiner le projet plus tard.


  Cibler un type d'entreprise à reprendre

La définition de son projet personnel a permis au repreneur de déterminer un certain nombre de critères concernant l'entreprise à rechercher. Il lui est recommandé de coucher ces critères sur le papier, à savoir :

l'activité souhaitée,
la localisation de l'entreprise,
ses potentialités,
sa taille,
la fourchette de prix de cession,
les modalités de la reprise.

Toute la difficulté à ce niveau est de trouver un juste milieu entre une cible trop imprécise et la quête du "mouton à cinq pattes"'

  Monter un LBO ou un MBI

Le repreneur peut tout à fait souhaiter viser une taille d'entreprise significative, en ligne avec son expérience professionnelle, même s'il ne dispose pas personnellement des moyens financiers nécessaires. Il pourra ainsi mettre en oeuvre ses compétences dans une taille d'entreprise qui lui est familière, un secteur bien connu, voire l'entreprise dont il était le dirigeant salarié (LBO)..

Comment est-ce possible ? En mobilisant des partenaires financiers et les faisant entrer au capital d'une société holding constituée pour acquérir l'entreprise cible. En contrepartie il devra accepter de partager avec eux le pouvoir de décision sur les questions importantes de la vie de l'entreprise (budget, investissements, etc.).
A un terme assez proche (typiquement 4 à 5 ans), il pourra être amené :
- soit à une revente et un départ de ses fonctions,
- soit à contracter un nouvel engagement pour un second cycle de même durée auprès de nouveaux partenaires (financiers ou industriels).

Cette voie, qui porte sur un nombre limité d'opérations par an en France (un peu plus d'une centaine) peut conduire à la constitution d'un patrimoine significatif en cas de succès.

  Reprendre une entreprise en difficulté ?

Ce type de reprise est souvent perçu comme une reprise "pas chère" à "l'euro symbolique".
Il n'en est rien ! Les fonds à mobiliser doivent comprendre le coût de rachat et celui nécessaire à la restructuration économique et financière de l'entreprise.
Néanmoins, il peut présenter de réels avantages pour un repreneur disposant de compétences managériales et ayant conscience de certaines contraintes spécifiques.

  Reprendre l'affaire familiale ?

Ce type de reprise est généralement considéré comme moins risqué que les autres lorsque certaines conditions sont remplies :
- lorsque l'entente familiale est bonne et que tous les membres de la famille ont la même priorité : la sauvegarde de l'entreprise familiale,
- lorsque le repreneur est demandeur : sa volonté de reprendre doit être clairement exprimée,
- lorsqu'il est déjà dans l'entreprise avant la reprise effective, et qu'il sait parfaitement ce qui l'attend,
- lorsque le cédant et le repreneur adoptent une attitude de partenariat et que l'un ne dicte pas de règles à l'autre,
- etc.
Mais attention, cela peut prendre une tournure catastrophique lorsque la succession est imposée par un chef d'entreprise autoritaire...


Tous ces points font l'objet de fiches détaillées et
d'outils pratiques accessibles dans le menu situé en haut et à gauche de l'écran


Mai 2007

Certes, mais à l'inverse...
Certes, mais à l’inverse, si votre cible est aussi étroite, la bonne voie serait alors plutôt de faire une approche directe... Voir le document suivant : http://www.apce.com/pid1701/l-approche-directe.html?espace=2&tp=9
Posté par APCE, 11/09/2007 18:25
Pas si évident !
Définir "trés" précisément la cible idéale est difficile dans l'absolu ! Un exemple :si je veux reprendre une "boîte"de fabrication de ressorts à destination de l'industrie automobile dans la Loire avec une vingtaine de salariés, je risque d'attendre jusqu'à la fin de mes jours... Donc restons "ouverts"!
Posté par ber, 11/09/2007 18:21
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