Notes mensuelles


Création d'entreprises : chiffres d'octobre 2009

Les statistiques présentées dans ce document sont issues de la base de données Sirene de l'Insee. Les chiffres ont été corrigés par l'Insee et nous avons modifié notre document mensuel en conséquence.

En octobre 2009, le nombre de créations d'entreprises a augmenté de 91 % au regard d'octobre 2008. En cette fin d'année, la création d'entreprises poursuit donc la forte croissance amorcée depuis janvier 2009, principalement sous l'influence du régime de l'auto-entrepreneur.
Ainsi, 480 729 nouvelles entreprises ont vu le jour sur la période de janvier à octobre 2009, dont 263 374 auto-entrepreneurs. Au regard des dix premiers mois de 2008, le nombre de créations d'entreprises a augmenté de 67 %.


Nombre de créations mensuelles pour les périodes de juillet à octobre 2008 et de juillet à octobre 2009

 

Juillet

Août

Septembre

Octobre

2008

29 252

19 682

26 221

28 933

2009

46 927

35 854

52 462

55 233


La création par secteurs d'activité

Les trois grands secteurs d'activité ont enregistré une forte croissance du nombre de créations d'entreprises entre les dix premiers mois de 2009 et ceux de 2008. Cependant, les activités de type commerce et de type services (respectivement + 66 % et + 80 %) connaissent une hausse nettement supérieure à celle des activités secondaires (+ 46 %).
 
Evolution du nombre de créations entre les périodes janvier à octobre 2008 et de janvier à octobre 2009 selon le secteur d'activité

 

Octobre 2008

Octobre 2009

Janvier - octobre 2008

Janvier - octobre 2009

Evolution

Activités « secondaires »

5 961

10 774

60 725

88 419

+ 45,6 %

    Industrie

1 213

2 677

11 296

21 490

+ 90,2 %

     Construction

4 748

8 097

49 429

66 929

+ 35,4 %

Activités de type commerce

10 520

19 654

107 455

178 293

+ 65,9 %

     Commerce de détail

4 214

8 172

42 189

77 434

+ 83,5 %

     Commerce de gros

965

1 154

9 703

10 627

+ 9,5 %

     Commerce de bouche

168

192

1 610

1 730

+ 7,5 %

     Immobilier

1 406

1 480

14 763

12 981

- 12,1 %

     Hébergement et restauration

1 567

1 998

17 836

22 530

+ 26,3 %

     Services en direction des personnes

1 642

5 411

15 571

42 958

+ 175,9 %

     Vente et réparation automobile

558

1 247

5 783

10 033

+ 73,5 %

Activités de type services

12 452

24 805

118 919

214 017

+ 80,0 %

     Courtage

910

1 223

9 069

11 206

+ 23,6 %

     Transports

585

729

6 482

7 070

+ 9,1 %

     Activités de services

5 251

11 867

51 515

103 180

+ 100,3 %

              Activités scientifiques et techniques

3 713

8 348

35 713

70 464

+ 97,3 %

              Services administratifs et de soutien

1 538

3 519

15 802

32 716

+ 107,0 %

     Information et télécommunication

1 089

2 736

10 949

25 306

+ 131,1 %

     Education

894

2 942

7 291

19 990

+ 174,2 %

     Arts, spectacles et activités récréatives

475

1 785

5 522

15 797

+ 186,1 %

    Santé

2 319

2 554

18 460

21 788

+ 18,0 %

      Activités financières

925

966

9 620

9 657

+ 0,4 %

Ensemble

28 933

55 233

287 099

480 729

+ 67,4 %

Accédez aux données par département

L'ensemble des secteurs d'activité enregistre une augmentation du nombre de créations d'entreprises, à l'exception de celui de l'immobilier dont le nombre a diminué (- 12 %). Cette croissance varie très fortement en fonction des secteurs.

4 secteurs d'activité connaissent une progression supérieure à 130 % :

- Arts, spectacles et activités récréatives (+ 186 %)- Services en direction des personnes (+ 176 %)
- Education (+ 174 %) - Information et communication (+ 31 %)

 
3 secteurs d'activité connaissent une hausse inférieure à 10 % :
- Commerce de gros (+ 9,5 %) - Transports (+ 9%)                  
- Commerce de bouche (+ 7,5 %) 


1 secteur d'activité s'inscrit dans la stabilité :
- Activités financières (+ 0,4 %)

La création par nature juridique

De janvier à octobre 2009, le nombre d'immatriculations au répertoire Sirene sous forme d'entreprise individuelle a plus que doublé au regard des dix premiers mois de 2008. Près des trois-quarts des créateurs de ces entreprises individuelles ont choisi le régime d'auto-entrepreneur. Sur la même période, les immatriculations sous forme de société ont vu leur nombre diminuer de 10 %.
Par ailleurs, les EURL (sociétés unipersonnelles) ont également enregistré une diminution (- 23 %).

Evolution du nombre de créations entre les périodes de janvier à octobre 2008 et de janvier à octobre 2009 selon la nature juridique

 

Octobre 2008

Octobre 2009

Janvier - octobre 2008

Janvier - octobre 2009

Evolution

Entreprises individuelles

15 008

41 582

148 093

356 186

+ 140,5 %

Sociétés

13 925

13 651

139 006

124 543

- 10,4 %

        EURL

3 110

2 065

29 977

23 056

- 23,1 %

Ensemble

28 933

55 233

287 099

480 729

+ 67,4 %


La création en région

La forte croissance observée durant les dix premiers mois de 2009 concerne l'ensemble des régions de France. Cependant, on constate de fortes variations de cette croissance selon les régions.

4 régions ont enregistré une croissance supérieure à 80 % :

- Poitou-Charentes (+ 89 %)- Basse-Normandie (+ 84 %)
- Centre (+ 82 %)- Bourgogne (+ 81 %)


2 régions ont enregistré une augmentation inférieure à 10 % :
- Guadeloupe (+ 9,5 %)- La Réunion (+ 1 %)     


Evolution du nombre de créations entre les périodes de janvier à octobre 2008 et de janvier à octobre 2009 selon la région

 

Octobre 2008

Octobre 2009

Janvier - octobre 2008

Janvier - octobre 2009

Evolution

Alsace

673

1 333

7 033

11 573

+ 64,6 %

Aquitaine

1 394

2 960

15 466

27 132

+ 75,4 %

Auvergne

451

771

4 382

7 500

+ 71,2 %

Bourgogne

561

1 158

5 501

9 955

+ 81,0 %

Bretagne

1 003

2 081

10 731

18 376

+ 71,2 %

Centre

820

1 587

8 143

14 787

+ 81,6 %

Champagne-Ardenne

460

876

4 011

7 187

+ 79,2 %

Corse

206

379

2 228

3 596

+ 61,4 %

Franche-Comté

327

776

3 623

6 480

+ 78,9 %

Ile-de-France

6 940

12 589

66 384

106 488

+ 60,4 %

Languedoc-Roussillon

1 469

2 895

16 103

28 056

+ 74,2 %

Limousin

246

405

2 413

4 136

+ 71,4 %

Lorraine

700

1 445

7 234

12 943

+ 78,9 %

Midi-Pyrénées

1 392

2 617

13 288

23 309

+ 75,4 %

Nord-Pas-de-Calais

1 236

2 407

11 530

19 798

+ 71,7 %

Basse-Normandie

432

947

4 624

8 489

+ 83,6 %

Haute-Normandie

562

1 192

5 480

9 172

+ 67,4 %

Pays-de-la-Loire

1 207

2 275

12 066

20 382

+ 68,9 %

Picardie

491

1 097

5 197

9 339

+ 79,7 %

Poitou-Charentes

591

1 304

6 346

11 981

+ 88,8 %

Provence-Alpes-Côte d'Azur

3 287

6 790

33 058

57 231

+ 73,1 %

Rhône-Alpes

3 034

5 670

29 155

48 172

+ 65,2 %

DOM

1 451

1 679

13 103

14 647

+ 11,8 %

Ensemble

28 933

55 233

287 099

480 729

+ 67,4 %


Chefs d'entreprise : des inconvénients mais une grande satisfaction

Selon un récent sondage réalisé par l'IFOP pour l'APCE, les chefs d'entreprise estiment que le salariat leur serait plus favorable par bien des côtés : temps de travail hebdomadaire, jours de congés annuels et revenus. A ce titre, les dirigeants expriment souvent le désir de modifier certains aspects de leur vie professionnelle. Malgré ces inconvénients, 85 % des dirigeants sont satisfaits d'avoir créé une entreprise. D'ailleurs, près des trois-quarts d'entre eux sont prêts à recommencer si c'était à refaire.
D'autre part, ils sont nombreux à affirmer qu'ils tirent une satisfaction sur le plan personnel de leur métier : se réaliser personnellement (90 %), décider des orientations importantes (88 %), être reconnu par l'entourage (88 %), être libre, être indépendant (83 %).
Selon eux leur entourage porte un regard positif sur le fait qu'ils soient chef d'entreprise : 88 % déclarent que leur entourage, leur famille vit bien leur métier.

Lire : IFOP, APCE. Les chefs d'entreprise et leur perception de leur statut, novembre 2009. Document en ligne, consulté le 16 novembre 2009. http://www.apce.com/cid94836/les-chefs-d-entreprise-et-leur-perception-de-leur-statut.html?pid=251




NOTE METHODOLOGIQUE

Quelles différences à partir de janvier 2007 pour les statistiques de création d'entreprise ?

A partir de janvier 2007, la définition des créations d'entreprises est modifiée afin d'harmoniser les statistiques au niveau européen. Dorénavant, une création d'entreprise correspond à l'apparition d'une unité légale exploitante n'ayant pas de prédécesseur ou doit obligatoirement être accompagnée de la mise en œuvre de nouveaux moyens de production.
Définie ainsi, la nouvelle notion de création d'entreprise est plus large que la notion de création pure qui était utilisée dans la note de conjoncture mensuelle de l'APCE jusque-là. En effet, en plus des créations pures, la nouvelle notion comprend aussi les réactivations dont la dernière cessation est survenue plus d'un an avant la nouvelle création (environ 60 % des réactivations) et les reprises d'entreprises pour lesquelles il n'y a pas de continuité de l'entreprise (environ 25 % des reprises). La continuité d'une entreprise reprise est évaluée à partir de la localisation de l'entreprise et de l'activité exercée.
Cette modification de concept de création d'entreprise s'accompagne également d'un élargissement du champ d'activité des entreprises. Jusqu'en 2006, la création d'entreprise ne concernait que les activités du champ ICS (Industrie, Commerce et Services). En plus des activités du champ ICS, viennent s'ajouter les activités financières, les activités de location de biens immobiliers et certaines catégories juridiques (qui sont essentiellement des associations marchandes, des établissements publics administratifs ou des sociétés civiles). Le nouveau champ d'observation mis en place à partir de 2007 s'étend à l'ensemble des activités marchandes hors secteur agricole. Les nouvelles activités qui ont élargi le champ d'analyse représentent environ 3,5 % des créations.
Les données utilisées pour la réalisation de cette note sont issues de la base de données Sirene de l'Insee. Les informations de cette note sont provisoires et susceptibles d'être modifiée par l'Insee. Les révisions apportées par cet institut seront répercutées sur les notes de conjoncture mensuelles réalisées par l'APCE.

Point sur les secteurs d'activité

Une nouvelle nomenclature des activités a été mise en place par l'Insee depuis le 1er janvier 2008. Depuis le mois de janvier 2009, les statistiques par activités sont basées sur la NAF rév. 2. Si certains secteurs d'activité sont quasiment équivalents à ceux de l'ancienne nomenclature (construction, commerce, transports…), d'autres, en revanche, ont subi des modifications.
Afin de procéder à un historique de la création d'entreprises par secteurs d'activité, les séries des créations des années précédentes (2000 à 2008) ont été recalculées selon la nouvelle nomenclature (NAF rév. 2).

Dans le but de se rapprocher au plus juste de la réalité économique et de la représentation de chacune des activités, l'APCE recompose les secteurs d'activité. Ils sont répartis en trois groupes :
- Les activités secondaires
- Les activités de type commerce
- Les activités de type services
Par ailleurs, l'APCE a créé un secteur intitulé « commerce de bouche ». Il comprend les activités de charcuterie (10.13B), la cuisson de produits de boulangerie (10.71B), les boulangeries et boulangeries-pâtisseries (10.71C) et les pâtisseries (10.71D). Dans la nomenclature NAF rev. 2 ces activités appartiennent au secteur de l'industrie manufacturière alimentaire.


Octobre 2009

Le plus complexe est moins de créer que de durer.
Bonjour,
La création d'entreprise n'est pas en soit difficile, le plus complexe étant moins de créer que de durer. Toutes les étapes de la création sont importantes, en revanche, une est fréquemment mal abordée : la validation financière du projet. Les investissements matériels sont bien identifiés, mais pas les démarches commerciales, trop souvent sous-estimées, car insuffisamment travaillés dans les business plans.
Le manque de visibilité sur les actions commerciales et la communication à développer, pour atteindre ses objectifs, est la principale cause d'échec des créations d'entreprises. En effet, ce manque de vision entraine une sous-évaluation des ressources (humaines et financières) à mobiliser, ainsi qu'une sous-estimation du temps nécessaire pour que l'activité soit rentable.

Ce qui manque très souvent aux créateurs, pour ne pas dire systématiquement, c'est un plan d'action opérationnel, précisant l'ensemble des actions commerciales et de communication à développer dans le temps. Ce dernier, permet d'acquérir la visibilité nécessaire, pour anticiper financièrement et budgéter la trésorerie indispensable, afin d'inscrire son activité dans la durée.

L'autre qualité du plan d'action, c'est qu'il représente un outil indispensable, pour construire objectivement votre prévisionnel, avec votre expert comptable ; ainsi qu'un document à présenter aux banques, dans vos recherches de financements. En leur donnant de la visibilité, vous allez démontrer la maîtrise de vos démarches de développement et les motiver à vous accompagner et donner ainsi toutes les chances de réussite à votre projet.

Restant à votre disposition.
Très cordialement.
Guillaume PETITJEAN
Dirigeant de 1ère Gâchette
Posté par Guillaume Petitjean (http://www.1eregachette.com), 16/12/2009 10:16
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