Bien démarrer


Femme

Vous avez un projet de reprise d'entreprise ?  Vous disposez de nombreux atouts pour le mener à bien.

Prenez le temps de réfléchir à votre projet, à ses implications sur votre vie personnelle et sur votre organisation familiale.

Des réseaux dédiés aux femmes sont à votre disposition pour vous accompagner. Profitez-en !


  Quelques repères sur votre profil

 30 % des créations et des reprises d'entreprise sont conduits par des femmes. Leur présence est plus importante parmi les repreneurs : 26 % des créateurs sont des femmes et 36 % des repreneurs.

 65 % des entreprises créées ou reprises par des femmes sont des entreprises individuelles.

 Les activités les plus représentées sont le commerce de détail (24 %) et les services aux entreprises (consultants, juristes, comptables principalement : 15 %). Viennent ensuite les secteurs des hôtels, cafés et restaurants (13,5 %), de la santé et de l'éducation (11 %) et des services aux personnes (10,5 %).
L'importance de la création d'entreprise dans les secteurs des services aux entreprises et de l'éducation-santé est en relation avec la part importante de femmes créatrices diplômées de l'enseignement supérieur (44 %).
Par ailleurs, les activités de commerce de détail ne nécessitent pas de compétences professionnelles précises et ne présentent pas de contraintes liées à l'installation (diplôme ou exercice préalable de l'activité). Par conséquent ce secteur d'activité facilite la réorientation professionnelle, ce qui explique la part élevée de femmes pratiquant une activité professionnelle différente de celle exercée lors de leurs expériences professionnelles antérieures (36 %).

 Plus de la moitié des entreprises créées ou reprises par des femmes l'ont été avec moins de 8 000 euros de capitaux initiaux (plus pour les reprises).
32 % d'entre-elles ont nécessité moins de 8 000 euros contre 62 % des créations pures.
Par ailleurs 43 % ont bénéficié d'un emprunt bancaire ; l'accès à l'emprunt bancaire étant plus fréquent parmi les reprises (65 % contre 34 % pour les créations pures, principalement en raison de la différence de capitaux initiaux).

 Les femmes créatrices sont en moyenne âgées de 38,2 ans.

 L'expérience de l'entrepreneuriat est peu répandue chez les femmes : 21 % avaient déjà créé une entreprise dans le passé et seulement 14 % dirigeaient déjà une entreprise durant leur dernière activité professionnelle (en tant que dirigeante salariée ou non ou aide familiale).

 Leurs principales motivations à créer une entreprise sont le désir d'être indépendante et le goût d'entreprendre.

 Leur objectif principal est quant à lui d'assurer leur propre emploi : 22 % des femmes sont sans activité professionnelle au moment de la création ou la reprise. Ces dernières sont souvent des femmes au foyer qui reviennent sur le marché du travail par l'intermédiaire de la création d'entreprise. L'absence d'activité professionnelle est souvent vécue comme une opportunité leur permettant d'accéder à la création d'entreprise.

En savoir plus sur les femmes et la création d'entreprise en France


  Les dispositifs d'aides qui vous concernent

La grande majorité des aides sollicitées par les femmes concernent naturellement aussi bien les hommes que les femmes. Elles dépendent généralement :
- soit de leur statut (demandeur d'emploi, salarié, ...)
- soit du lieu d'implantation de l'entreprise.

Principales aides à la reprise

Il existe cependant quelques dispositifs spécifiquement dédiés aux femmes, parmi lesquels :

  Le fonds de garantie à l'initiative des femmes (FGIF)

Son objet est de faciliter l'obtention d'un prêt bancaire pour couvrir vos besoins en fonds de roulement et/ou en investissements.
La garantie est plafonnée à 70 % du montant du prêt qui vous est accordé par la banque, dans la limite de 27 000 euros.
Parlez-en à votre banquier et téléchargez le dossier de demande sur le site de France Active, organisme gestionnaire du dispositif.
En savoir plus sur cette aide

  L'Araf (Aide à la reprise d'activité des femmes)

Les femmes qui souhaitent reprendre une activité (en créant une entreprise, en suivant une formation, ou en étant embauchées), peuvent bénéficier d'une aide pour payer les frais de garde de leurs enfants.
Pour en bénéficier, vous devez :
- être inscrite à l'ANPE,
- ne pas percevoir d'allocations chômage ou être bénéficiaire du RMI, du RMI, de l'API, de l'allocation veuvage, de l'ASS ou de l'allocation d'insertion,
- et avoir au moins un enfant de moins de 6 ans dont vous assurez la garde.
Le montant de l'aide est fixé à 305 euros si votre ou vos enfants sont scolarisés et à 460 euros s'ils ne le sont pas encore.
En savoir plus sur cette aide


   La préparation de votre projet

 Quels que soit le type d'entreprise que vous envisagez de reprendre, préparez soigneusement votre projet en suivant les étapes conseillées par l'APCE. C'est un gage de réussite !

Voir les étapes de reprise d'une entreprise

 N'hésitez pas à utiliser l'application que l'APCE met gratuitement à votre disposition, intitulée mon projet en ligne.
Conçue pour une création d'entreprise, elle contient des outils qui peuvent vous être utiles. Elle vous permettra notamment :
- d'ordonner vos idées,
- d'avancer méthodiquement,
- de vous poser, à chaque étape, les bonnes questions,
- de rédiger votre plan d'affaires (ou business-plan).
Ce document vous sera très utile lorsque vous présenterez votre projet à vos interlocuteurs : conseillers, futurs associés, banquiers, experts-comptables, etc.

  Attention ! 
Si vous êtes en congé parental d'éducation, vous ne pouvez exercer une activité autre que celle d'assistante maternelle. Rien ne s'oppose, par contre, à ce que vous prépariez votre projet (sans démarrer l'activité).


  Vos droits en cas de maternité

 Il est tout d'abord bon de rappeler qu'en matière d'assurance maladie maternité, les créatrices bénéficient des mêmes droits que les salariées pour la prise en charge des soins liés à la grossesse et à l'accouchement.

 Si votre nouvelle activité vous place dans le régime TNS (travailleurs non-salariés), sachez que ce régime propose deux types d'allocations pour prévenir le risque de prématurité et inciter les femmes à interrompre ou diminuer leur activité :
 l'allocation forfaitaire de repos maternel, destinée à compenser partiellement la diminution de votre activité, et dont le montant correspond au plafond mensuel de la sécurité sociale, c'est-à-dire 2 859 euros pour 2009,
 et l'indemnité journalière forfaitaire d'interruption d'activité, en cas d'arrêt pendant 44 jours consécutifs dont au moins 14 jours avant la date présumée de l'accouchement, arrêt pouvant être prolongé de 15 ou 30 jours.
Le montant de l'indemnité est égal, par jour calendaire, à 1/60 du plafond de la sécurité sociale.

 Enfin rappelons que les femmes chefs d'entreprise peuvent, tout comme les salariées, obtenir  la Prestation d'accueil du jeune enfant (Paje).
Cette prestation comprend :
- une prime à la naissance ou à l'adoption si vos revenus ne dépassent pas certaines limites,
- une allocation de base si vos revenus ne dépassent pas certaines limites,
- un complément de libre choix du mode de garde, c'est-à-dire une prise en charge partielle des coûts liés à la garde de votre enfant par une assistante maternelle, à l'embauche d'une personne à domicile, ou si vous faites appel à une association ou une entreprise qui emploie des assistantes maternelles ou des gardes à domicile,
- un complément de libre choix d'activité, c'est-à-dire une allocation si vous décidez de réduire ou de cesser votre activité pour vous occuper de votre enfant.
Plus d'informations sur la Paje


  Qui peut vous aider à monter votre projet ?

Un point très important pour vous donner les meilleures chances de succès : ne restez pas isolée !

Un certain nombre de réseaux se tiennent à votre disposition pour vous accueillir, vous informer, vous orienter si nécessaire, et vous accompagner dans vos démarches.

Les réseaux s'adressant à tous les porteurs de projets
Les réseaux dédiés aux femmes
Les association de dirigeantes d'entreprises

  Les réseaux s'adressant à tous les porteurs de projet

Identifier les principaux réseaux (reprise d'entreprise)
Accéder au carnet d'adresses de la création d'entreprise

  Les réseaux dédiés aux femmes

 Réseau des Centres d'information aux droits des femmes (CIDF)
Fédéré par le CNIDFF (Centre national d'information et de documentation des femmes et des familles), ce réseau regroupe environ 120 centres qui informent le public dans des domaines variés : droit, vie quotidienne et emploi.
Certains centres proposent des stages de formation et des entretiens individualisés centrées sur la création ou la reprise d'entreprise.

CNIDFF, 7 rue du Jura, 75013 Paris
Tél. : 01 42 17 12 00
Fax : 01 47 07 75 28
E-mail : cnidff@infofemmes.com  et creaentreprise@infofemmes.com
Site internet : www.infofemmes.com

 Réseau d'accompagnement des créations et des initiatives par une nouvelle épargne de solidarité (Racines).
Il s'agit d'une structure d'appui au développement d'entreprises, ayant pour objectif l'insertion des femmes dans la vie économique et financière. Elle propose aux créatrices les services suivants :
- Un outil financier : le Clefe (Club local d'épargne pour les femmes qui entreprennent) dont l'objet est d'accorder des prêts à des entreprises créées et gérées par les femmes.
- Un accompagnement en aval (suivi de gestion d'une durée minimale de 2 ans).

Racines
8 square de la Dordogne - 75017 Paris
Tél. : 01 53 79 07 61
E-mail : racines.association@wanadoo.fr
Site internet : www.racines-clefe.com  

  Les associations de dirigeantes d'entreprises

Ces associations ont pour but de promouvoir la création d'entreprise par les femmes, de partager leurs expériences, de mettre en commun des moyens et, pour certaines, d'accompagner des projets de création par des femmes.

 Action'elles, propose aux créatrices un accompagnement en amont de la création, une aide au démarrage de l'activité, un mentorat pour franchir le cap des premières années et une assistance au développement.

 Dirigeantes


Janvier 2009

© Agence Pour la Création d'Entreprises (APCE)